Date : lundi 2 août
Je me réveille doucement au son des marcheurs sur le gravier à quelques mètres de moi. Je remballe les affaires trempées par la rosée et me met en chemin, sous un soleil bien agréable.
Le chemin suit ensuite une rivière, dans les bois.

J’arrive à 10h30 pour la pause café à Ainhoa chez « L’air du pays ».
Malheureusement pas de croissant ni de « chocolatine », ils ont été dévalisés par un groupe de cyclistes espagnols. Je tente donc le gâteau Basque, ce qui s’avère être un très bon choix.

En repartant d’Ainhoa, je tombe sur deux personnes qui me demandent si je fais le GR10, et qui cherchent en fait le bon sens pour repartir (ils ont dormi à Ainhoa et ont un peu oublié à quoi ressemblait leur point d’arrivée la veille)
Comme nous allons dans le même sens, nous discutons en marchant jusqu’au calvaire de Arantzako Kapera. On fait une petite pause à cet endroit, et comme j’imagine qu’il s’agit d’un couple, je me dis que je vais les laisser tranquille et je leur souhaite bonne continuation, puis reprends mon chemin.

Peu avant 14h, je fais une pause au Zuharretako Lepoa (Lepoa = col en Basque), pour manger mon repas de midi. Le « couple » arrive à ce moment là et me rejoint pour manger également.
Nadia et Stan ne sont en fait pas ensemble, et se connaissent depuis très peu de temps, puisqu’ils se sont rencontrés uniquement pour faire une partie de GR10.
Nous finissons donc la journée ensemble, et après le Col De Mehatse, nous prenons un petit chemin pour descendre à flanc de montagne, très joli.

Arrivés en bas, nous atteignons une piste, puis Stan, voyant un panneau « sentier pédestre » pense qu’il s’agit du GR10, et nous le suivons (en toute confiance). Nous remarquons peu de temps après que nous sommes dans la direction inverse, et faisons donc demi-tour. Cela ne nous aura rallongé que de 10 minutes, et aura eu le mérite pour Nadia et moi de nous apporter quelques mûres (délicieuses), à l’aller comme au retour.
Nous suivons ensuite une rivière, le Bastan, en marchant sur la route, jusqu’à Bidarray, que nous atteignons à 20h : la montre indique 26.5km.
Nadia et Stan ne dorment pour l’instant que dans des gîtes. Celui de ce soir fait restaurant, je décide donc de m’arrêter pour boire… Puis finalement pour manger également. Au final, la soirée passant, nous demandons s’ils leur reste des chambres, mais ils sont complets. Je n’avais pas trop la motivation pour planter le tarp, en voyant l’heure avancer.
En attendant, je déguste donc une bière Basque, la Eguzki (très sympa), puis un burger-frites-salade-ratatouille. Nous partageons ensuite des profiteroles et de la glace au lait de brebis.

Après avoir bien mangé et beaucoup rigolé, nous partons nous coucher, je retourne donc dans Bidarray pour essayer de trouver un coin correct où dormir.
Finalement, je me décide pour le terrain de pelote Basque, pour une nouvelle nuit en cowboy camping.
Pendant le repas, Stan nous avait demandé quel était l’endroit le plus insolite où l’on avait dormi. J’avais répondu sur le Mont Thabor, à 3000m dans une chapelle, l’été dernier (et en deuxième choix, la moquette sous mon bureau au boulot 🙂) : je peux donc ajouter le terrain de pelote Basque à la liste.


La ville est silencieuse, et malgré les lampadaires allumés, il y a des milliards d’étoiles dans le ciel (j’ai compté) : c’est dans ce type de moment que je me dis que même si je ne peux pas aller jusqu’au bout de la traversée, cela aura clairement valu le coup, rien que pour cette journée.
