[TA2024] Jour 16 : Pragelato – Bivacco de Casalegno

Date : lundi 29 juillet 2024

J’ai plutôt bien dormi, malgré le sol en pente, j’avais de toute façon déjà fait bien pire pendant un bivouac mémorable dans les Pyrénées Espagnoles…
Je replie les affaires (sèches, merci les arbres) et je pars vers 7h40.

J’arrive très vite à Pragelato, et je choisis « Tapp One » pour mon petit-dej. Le patron ne parle pas spécialement anglais ni français, mais une cliente fait l’interprète anglais-italien.
Je prends un chocolat chaud, qui s’avère très très bon (10/10), 2 pains au chocolat, et un croissant fourré à la confiture.
Après un café, direction l’épicerie pour le ravitaillement : elle est toute petite (et chère) mais il y a un peu de tout. Je dois prendre pour à peu près 4 jours de nourriture. Je vais ensuite dans une petite boulangerie artisanale pour acheter 2 pains rustiques.
Je repars, le sac lourd, vers 9h30.


Il s’agit de la poursuite de la partie peu intéressante, avec une longue sortie de Pragelato sur piste, rien de bien passionnant (et il fait toujours aussi chaud)
Je m’arrête à 10h30 au Refuge Mulino Di Laval, où je me décide à goûter un café d’orge, ou plutôt un caffè d’orzo. Assez mitigé mais je suis tenté pour réessayer à l’occasion !


Je repars 15 minutes plus tard, toujours sur piste, il y a plus de randonneurs que la veille de ce côté-ci !
1h plus tard, j’arrive au Refuge Troncea, je décide d’y prendre mon repas du midi : pâtes à la carbonara, tarte myrtilles, café… Et je peux recharger mon téléphone pendant ce temps-là.
La nourriture est bonne mais les portions pas particulièrement généreuses pour le prix (en tout cas pour les pâtes)


Je repars à 14h, je fais assez vite une pause mi-baignade, mi-lavage de short dans le torrent, et je poursuis la montée. Au bout d’un moment, il n y a plus vraiment de chemin, mais par contre les balisages sont excellents ! Je suppose que pas grand monde ne doit passer ici…


Pour la suite, j’ai le vent dans le dos, la montée est donc supportable.
J’atteins le Lac Fauri à 16h, et 40 minutes plus tard la montée est terminée.


De là, il n y a plus du tout de sentier, et la descente se fait en mode ski/glissade sur petits cailloux…

La descente caillouteuse


Après quelques hésitations sur la trajectoire à suivre, ne sachant pas si je serai bloqué par une falaise où si je pourrai passer, j’arrive finalement sans encombre au refuge Alpe Plane vers 18h30.
J’y déguste un délicieux jus de pêche, puis j’achète un peu de fromage produit sur place par les propriétaires. Je ne saurais dire quel fromage, car la discussion est compliquée et se fait principalement par gestes (typiquement italien, me direz-vous)


Je repars 30 minutes plus tard, souhaitant atteindre le Bivacco Casalegno ce soir, pour éviter de planter le tarp.
J’avance vite au départ, mais je sens que je ne vais pas y arriver, j’ai faim et rapidement mon corps ne veut plus avancer. Je fais donc une pause de 10 minutes, vers 20h, en pleine montée, pour un combo « pain du sportif », crème de marron (ayant acheté un petit tube au dernier ravitaillement), carrés de chocolat.


Je repars ensuite, un peu plus en forme, mais espérant que je serai seul au Bivacco : je suis trop fatigué pour socialiser.
30 minutes après, j’arrive à mon but : le Bivacco est aménagé dans une partie d’un grand bâtiment (militaire ?) abandonné. Et il n y a personne !
Je mange assez vite, après avoir lu le carnet avec les petits mots laissés par les visiteurs précédents : quasi exclusivement des italiens, à part une française passée 4 jours avant.
Je vais ensuite me coucher, et je commence à entendre un animal grignoter. Il y avait effectivement une note mentionnant cela…
Heureusement, ce n’est pas mon sac, mais par mesure de précaution je le mets sur une chaise tout près de moi.

3 commentaires

  1. On sent que l’environnement change ce n’est plus la haute montagne, je te sens moins motivé, mais rassure toi même si c’est différent les vues sont toujours très belles, les torrents aussi, et la première photo au lever la lumière est sublime !
    J’en connais une qui n’aurait pas dormi tranquille en entendant grignoter à côté d’elle !!!

  2. En effet le bivacco est installé dans ce qui était la « caserne XXIII », utilisée pendant la seconde guerre mondiale… Je suis désolé je n’ai pas plus d’infos ni de photos 😢

  3. Salut Nico, content de lire à nouveau tes nouveaux périples montagneux.
    Je vois que tes congés d’été non pas trop changées 🙂 🙂
    De belle image en tous cas.

    A bientôt

    Florent R.

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