[TA2024] Jour 14 : Lanslebourg-Mont-Cenis – Bivacco Walter Blais

Date : samedi 27 juillet 2024

Je me rends dans une boulangerie à Lanslebourg pour le petit-déjeuner, le classique : 2 croissants, 2 pains au chocolat, un chocolat chaud, un café, pendant que le téléphone recharge.


Je pars vers 8h45, en montée, en forêt un long moment, jusqu’au Chalet Suiffet, où j’arrive à 11h.
Ensuite, j’ai le choix entre un petit chemin probablement quasiment inexistant, plus raide mais plus direct, ou bien la piste, plus longue. Je prends la piste, je n’ai pas envie de réfléchir aujourd’hui.
Il y a un grand soleil mais de l’air frais, parfait pour avancer.
Après quelques visites de ruines du poste de la Turra (anciens bâtiments militaires), j’arrive au Pas de la Beccia vers 13h.


Le Lac du Mont-Cenis apparaît plus bas, au milieu du brouillard.
Je poursuis en descente, au milieu des herbes et des fleurs.


A 14h30, j’atteins le Refuge du Petit Mont Cenis, sous un ciel un peu menaçant. C’est l’heure de la pause repas, je commande (de nouveau) du cidre pour accompagner mon pique-nique, puis je commande les desserts : une crêpe framboise et un jus de citron pressé pour l’accompagner, puis une compote de pêche et son cake, et un café pour l’accompagner…
Le tout est dé-li-ci-eux et le personnel est très gentil.
J’ai pu également charger mon téléphone à l’intérieur du refuge.


Je repars vers 16h, avec un sacré coup de boost, d’énergie et de motivation.
Il semblerait qu’en rando je carbure à la nourriture sucrée…


J’arrive vers 17h au « Plan de la Vie », le ciel toujours couvert.


Je me dépêche, craignant la pluie, et effectivement après quelques gouttes, j’arrive au Refuge d’Ambin. Il commence à beaucoup pleuvoir, alors pour patienter… Petite pause bière.
Selon les gardiens, cette météo était prévue, et ce serait la même chose demain.
Une famille part planter sa tente sous la pluie à côté du refuge, pensant que cela ne va pas s’améliorer.
De mon côté, j’attends, jusqu’à 19h, le ciel est dégagé et le soleil est revenu.


30 minutes de marche plus tard, le sol est sec : la pluie était très localisée.
Je croise 4 jeunes bouquetins, ça faisait longtemps !
Ils sont vraiment moins farouches que les chamois…


Il y en a même un, moins peureux que les autres, qui se rapproche à quelques mètres de moi, me regardant d’un air curieux.


A 20h30, j’arrive au Lac d’Ambin.
En partant du refuge, je ne savais pas jusqu’où j’allais pouvoir aller ce soir, mais cette fois, j’ai envie de tenter d’aller jusqu’au « Bivacco », petite cabane (souvent de métal) non gardée, qui sont nombreuses dans les montagnes Italiennes.


J’accélère donc le rythme, et après quelques beaux passages de neige, j’arrive au Bivacco Walter Blais à 21h15. Plus bas, je voyais déjà du monde en haut à côté de l’abri, je me demandais donc si j’allais pouvoir y dormir, ou bien si j’allais devoir amorcer la redescente… Ce type d’abri peut rarement contenir plus de 10 personnes.


Un groupe de garçons emmitouflés dans des couvertures est assis là, ils sont italiens. Je leur demande s’il reste éventuellement une petite place. Ils me disent que ça devrait aller, et me demandent d’où je viens. Quand je leur dis que c’est mon 14ème jour de marche, l’un d’eux me dit que dans ce cas il reste forcément une place pour moi !

En rouge, le Bivacco.


Nous sommes en fait 9 : 5 Italiens, et 3 autres français (en plus de moi). Les 3 français sont en famille, Lucas et Laura qui sont frère et sœur, et Naël leur cousin. Nous discutons un moment, Lucas connaissant la Trans’Alpes, et la HRP également. En ce moment, ils font une boucle de plusieurs jours, un peu au hasard.
Pendant que nous discutons, les italiens me préparent un lit en disposant matelas, oreillers, couvertures… Les italiens savent recevoir ! Je dis à mes compatriotes français qu’ils vont peut-être même me border et me lire une histoire pour m’endormir…
Ce petit refuge dispose en fait normalement de 7 places, nous sommes 9, nous ne devrions pas avoir froid cette nuit !
Il y avait également une autre personne, française apparemment, qui est allée dormir à la belle étoile on ne sait trop où sur une montagne aux alentours.
Le décor et l’ambiance sont en tout cas superbes, l’abri est entouré de roches qu’on peut escalader facilement, et de neige.


Je rentre assez vite à l’intérieur, les autres français également, il fait déjà chaud. Les italiens restent un moment dehors à discuter, puis tout ce petit monde vient dormir et j’éteins la lumière (oui, il y a même une lumière, je ne sais pas avec quelle source d’énergie elle fonctionnait)
Après une marche rapide de fin de soirée, ces rencontres imprévues du soir, et toute cette gentillesse, font beaucoup de bien, surtout quand on ne rencontre pas grand monde la plupart du temps !

2 commentaires

  1. Encore de magnifiques paysages,un jeune bouquetin fier et surtout la belle rencontre franco italienne, c’est tellement super la rando lorsque ça se passe de cette manière… reste un mystère celui de la lampe magique, il n’y avait pas un Aladin dans la bande !

  2. La photo de l’intérieur du refuge me rappelle celles des cellules de prison… Forcément les derniers arrivés dorment par terre !

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