Date : vendredi 27 août
Je me réveille après le soleil, il fait frais ce matin et le vent souffle. Je prends le petit-déj sous le tarp, emmitouflé dans mon duvet.
Je replie tout ensuite, et laisse sécher le tarp et le tapis de sol sur des rochers.
Je découvre également l’endroit où je me suis installé la veille, étant donné qu’il faisait nuit lors de l’installation du campement.

Une fois les affaires séchées et le Nicolas motivé, je commence à marcher vers 9h30.
Le chemin se rapproche rapidement du Estany de Lanós (Etang de Lanoux), plus grand lac des Pyrénées françaises. A 10h, j’atteins la cabane du Rouzet, dans laquelle je laisse mon paquet de semoule pour accompagner le paquet de pâtes qui s’y trouve déjà. 500 grammes de moins !
Je longe le lac un court moment, puis le chemin bifurque en direction du Pic Carlit, sous un soleil éclatant.

A 11h30 j’arrive près du petit Étang des Fourats. C’est le dernier plat avant la montée au Pic Carlit, soit environ 600m de dénivelé.
Je récupère de l’eau dans un petit laquet, puis je traine un peu, et en profite pour faire mon repas du midi, histoire de partir le ventre rempli et ainsi de bien subir la montée en plein soleil. Départ 12h15 donc.

La montée est très raide, mais je croise tout de même un cycliste qui descend sans aucune préoccupation pour les randonneurs. (non, je n’ai pas émis le souhait de le voir glisser sur une pierre, ce ne serait pas sympa)

A 13h j’arrive finalement au Pic Carlit, 2921m, point culminant des Pyrénées-Orientales, et qui semble effectivement être LA montagne à gravir dans les environs.
Je fais une petite pause jusqu’à 14h un peu en contrebas du Pic, où plusieurs dizaines de personnes s’agglutinent.
J’amorce ensuite la redescente, en cheminant tant bien que mal parmi des populations visiblement peu habituées à la randonnée sur chemin technique.

Vers 15h, je croise un cours d’eau et remplis de nouveau ma bouteille. Un anglais arrive alors et vient directement dans ma direction. Je fais donc la rencontre d’Impala, qui fait également la HRP mais dans l’autre sens, avec un ami.
Il m’a « reconnu » facilement à l’équipement, et inversement. Lui aussi est équipé en matériel ultra-léger et cela se voit tout de suite au choix du sac à dos, ou encore au type de filtre à eau utilisé !

Impala me dit qu’ils ont aussi 5 semaines pour faire la traversée en entier, mais ils ont déjà dû prendre des jours de pause car son ami a mal au genou.
Ils me disent que ça va être plutôt cool niveau terrain pour moi, pour la suite…
Arrivant de toute façon sur la fin, plus grand chose ne pourra m’arrêter!
Nous poursuivons ensuite notre chemin, chacun de notre côté. Le paysage est très agréable, mais les troupes de randonneurs, drones et autres embouteillages de touristes gâchent un peu mon plaisir…
Cela m’incite donc à accélérer la cadence.
A 16h, j’arrive au barrage des Bouillouses, qui contient le Lac du même nom.
Un peu fatigué, pas super motivé avec ce retour à la civilisation, je me dirige vers le refuge près du lac, dans l’espoir d’y faire une petite pause.
Déception, celui-ci est fermé pour cause de travaux. J’avais loupé cette information en préparant mon itinéraire. Rien de dramatique, je poursuis ma route, retourne dans la forêt, retrouve un peu de calme. Toujours fatigué, j’hésite à m’arrêter camper auprès des lacs.

J’arrive finalement sur une piste dans la forêt, il s’agit d’une partie qui suit le GR10 : je retrouve ma motivation, comme souvent, sur la piste : je marche vite, il n y a pas à réfléchir, le terrain est facile.
La piste se transforme ensuite en route, ce qui n’enlève pas ma bonne humeur.

Je poursuis donc jusqu’à la ville de Bolquère, où j’arrive vers 20h, et comble de chance, un boulodrome se trouve là, avec un barnum, personne à proximité, une table de pique-nique, et un robinet d’eau à volonté tout près. J’hésite quelques instants, me pose à la table, puis je décide que le barnum sera ma tente XXL pour la nuit. Je verrai bien si l’on me déloge !

Il y a même un banc pour poser mes affaires, et le barnum peut se fermer complètement ! Le grand luxe… et pas de tente à démonter demain matin !
Bilan de la journée : 29km
