[HRP2021] Jour 22 : Lac Bassa de Sobriu – Lac Romedo de Dalt

Date : dimanche 22 août

J’ai passé une très bonne nuit, sur un sol plat : que demander de plus ?

Pour ajouter au bonheur, ni condensation ni rosée ce matin. Je pars donc vers 7h45, et arrive très vite à un pierrier.

Je dérange quelques isards dans la montée, puis je fais une vérification de ma position GPS : je me suis perdu dans le pierrier, il n y avait plus vraiment de chemin.

Bon, il y a l’option intelligente, sensée, qui consiste à faire demi tour et reprendre le bon chemin. Mais cela impose de reculer face à l’ennemi, et d’avoir monté pour rien.

Il y a une autre option qui consiste à reprendre un autre chemin, qui passe par un autre col, mais cela impose un petit détour, avec des kilomètres supplémentaires.

Je choisis initialement la deuxième option, puis finalement la troisième : l’option Nicolas, aussi appelée « essai sanglier » par certains randonneurs.

Sur ma gauche je vois une pente herbeuse un peu raide, mais qui me semble « faisable » après étude des courbes de niveaux sur la carte : elle devrait me permettre de rejoindre l’autre côté de la vallée, où se trouve le bon chemin.

Effectivement, après cette pente puis un nouveau pierrier, je peux rejoindre le sentier, sans avoir à redescendre.

J’arrive vers 9h au col, sans trop de retard par rapport au topo, compte tenu du petit détour et des errances.

Au col, je croise un jeune couple bien sympa qui fait une partie de la traversée dans l’autre sens, ils sont partis de L’Hospitalet et vont jusqu’à Port de Bonaigua.
Ce soir ils ont pour objectif de dormir dans le refuge non gardé d’Airoto.
Ils me conseillent la nourriture, excellente apparemment, des prochains refuges : Certascan, Étang Fourcat notamment.

Je fais ensuite une pause bouquetins : j’en trouve un groupe dans un pierrier à quelques mètres, peu farouches. Après quelques photos, je monte jusqu’au Col Curios, où j’arrive vers 10h30.

Une demi-heure après, je suis au Col de Calberante : j’y fais une pause grignotage face à l’Estany Major de la Gallina, superbe et grand lac.

Après les céréales chocolat et autres barres céréales muesli, place aux zigzags entre les lacs, laquets et torrents, dans un décor magnifique, et en trottinant sur de gros et beaux rochers.

À 12h, j’atteins l’abri Enric Pujol, mais j’attends 13h pour faire une énorme pause repas au bord du torrent, jusqu’à 14h. Au moins, mon sac à dos sera plus léger pour la montée qui m’attend dans l’après-midi…

Je passe par un beau chemin bordé de noisetiers et de bouleaux, procurant une ombre très agréable pour la peau, moins pour le panneau solaire.

À 15h j’arrive à Noarre, nouveau mignon petit village, puis je reprends la montée, sous les arbres principalement, et avec un temps couvert, ce qui rend les choses moins difficiles qu’hier…

Après une petite pause chevaux, j’arrive au Col de Certascan vers 18h, puis au refuge 45 minutes après.

J’ai assez à manger et je n’ai pas excessivement faim, mais j’ai tout de même envie de m’y arrêter.

Je demande s’ils ont une soupe à proposer. Ils se trouvent qu’ils ont un potage de pois chiches, épinards, oignons, patates… Le combo plat chaud + légumes est parfait pour moi. Délicieux.

Après ça, je prends un grand café, en profitant de la superbe ambiance du refuge : calme, avec de la bonne musique en arrière plan… J’aurais presque envie de rester là toute ma vie.

Je remercie les gardiens (très très sympas), paye pour mon repas, et alors que je remets mes chaussures, l’un des gardiens me rattrape pour me donner une petite part de gâteau aux pépites de chocolat : « tiens pour le dessert »

Je ressors vers 20h, le soleil du soir est là, la lumière est magnifique.

Alors que je suis devant le refuge, j’ai presque envie d’y retourner, y manger encore, y dormir, épouser une bergère du coin et vivre dans ce refuge jusqu’à la fin de mes jours.
Mais je repars.

Je pourrais d’ailleurs arriver au gîte de Mounicou dans la nuit, tellement je suis motivé, remotivé et reremotivé.
Bref si vous passez près du refuge de Certascan, ou bien même si vous passez très loin du refuge de Certascan, faites un détour, et allez y manger entrée, plat, dessert, et tout ce que vous voudrez.
Je repars donc les batteries pleines, l’estomac rempli, et le cœur léger.

J’arrive vers 21h auprès du Lac Romedo de Dalt, où je vais rester pour la nuit.

Quelle merveilleuse journée, remplie de beaux paysages, de belles rencontres, et d’objectifs remplis et dépassés.

Pour bien finir, il est maintenant 21h passées, et il ne fait pas froid du tout, même en short et débardeur, et il n y a pas un souffle de vent.
Bien entendu, cette nuit, ce sera cowboy camping.

Bilan de la journée : 28km

2 commentaires

  1. Toujours de jolis paysages,papillon,de supers gardiens de refuge, mais on ne voit pas souvent de photo de refuge, sur l’avant dernière photo il me semble en apercevoir un . On a pas vu non plus la photo de la bergère ! Lol !
    Bon courage Nicolas et merci pour tous ces récits et ces notes d’humour !

  2. Il ne doit pas y avoir la fibre au refuge Nicolas, si c’est pour t’entendre te plaindre que ta connexion est pourrie et que tu ne peux pas jouer à Among Us ce n’est pas la peine d’y rester !

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