[HRP2021] Jour 10 : Cabanes de la Hosse – Majada de Arrieles

Date : mardi 10 août

Un bivouac parfait : les vaches sont restées éloignées, il n’a pas plu, il n y a aucune condensation, c’est la première fois que je peux remballer la tente le matin sans la faire sécher sur le sac.
Se lever est également plus facile : il ne fait pas froid du tout.

À 8h15, le sac est prêt : c’est l’heure du départ.

Pour bien commencer la matinée, c’est montée au programme. Au moins, je profite de l’ombre et la fraîcheur du matin.

Je passe ensuite par le Lac de Peyreget, tout près du Pic du Midi d’Ossau. Je m’y arrête quelques minutes pour une pause Snickers.

Ensuite c’est un long pierrier jusqu’au Col de Peyreget, où j’arrive vers 10h30.

Après avoir testé les grosses chaussures de montagne, puis les « mid » Salomon, beaucoup plus légères, je suis passé pour cette HRP à des chaussures basses (Salomon toujours), et non gore-tex : on retrouve une grosse partie en mesh, elles sèchent donc beaucoup plus vite.

Il restait à voir comment elles se comportaient dans les pierriers : eh bien elles se débrouillent très bien. Je n’ai pas l’impression du tout d’être moins en sécurité qu’avec des chaussures hautes.

Trente minutes après, je m’arrête au refuge de Pombie (à côté du lac du même nom), où je prends un chocolat chaud pour accompagner mes céréales, bien meilleures de cette façon. Après une petite demie heure, je reprends la route, en descente.

Il fait très (très) chaud, heureusement cela est plus supportable sur de la descente que sur de la montée. Peu après j’arrive dans un bois, ce qui rend les choses encore meilleures !

Peu avant 13h, j’arrive à Soques, vers 1400m d’altitude, où je m’arrête au bord du torrent pour la pause repas, et pour profiter d’un peu d’ombre. Je repars ensuite vers 14h… Pour reprendre la montée.

Sur le trajet, je croise une bonne cinquantaine de militaires (pas mal d’entre eux avec des sacs à dos Cepovett : on n’est même pas tranquille pendant les vacances 😉) : s’en suit une série de « bonjour bonjour bonjour »

La montée en plein soleil est bien difficile, je m’arrête toutes les 2 minutes pour boire de l’eau : l’avantage d’avoir un filtre, je n’ai pas beaucoup plus d’1L sur moi en général, et ici il y a des ruisseaux ou rivières très fréquemment. Il faut juste faire attention à vérifier l’itinéraire en amont et regarder sur la carte pour s’assurer de la présence d’eau (et pas juste des petits ruisseaux potentiellement à sec)

Je poursuis dans un décor ressemblant de plus en plus à de la haute montagne, avec toujours de superbes lacs de temps à autres, comme le Lac d’Artouste ci-dessous :

Ou le Lac d’Arrémoulit, à côté d’un refuge où je fais une pause, vers 17h : est-ce qu’il serait possible d’avoir une omelette ? Non, ils ne font plus. Un café ? Ils n’en ont plus. Je pars donc sur le gâteau au yaourt et pommes, excellent, bien que terminé en 4 bouchées.

Après un grand pierrier, j’arrive au Col d’Arrémoulit avant 18h : c’est le retour en Espagne, avec de nouveaux lacs en perspective. La recherche d’un coin de bivouac va débuter.

Il y a déjà du monde autour des premiers lacs, et les coins d’herbe à cette altitude se font rares. Je poursuis donc mon chemin en attendant de trouver mieux.

Vers 19h, j’arrive à un autre lac où il me semblait y avoir un bon espace pour bivouaquer, après analyse de la carte. Effectivement, c’est le cas, mais le bon espace est déjà pris. Je ne pense pas trouver beaucoup mieux après, je m’arrête donc là tout de même et trouve un coin d’herbe pas trop pentu (mais un peu quand même), entre les rochers.

Je fais une petite toilette dans le lac, et installe mon campement en cowboy camping : je n’ai de toute façon pas la place pour planter le tarp. Le paysage est en tout cas superbe, à défaut d’un bon terrain, j’aurai une belle vue.

Bilan de la journée : 24km

2 commentaires

  1. Ça fait du bien de recevoir un nouvel article, j’espère que tu as fais attention Nicolas à ne pas écraser les fleurs ( des colchiques peut-être ?) avec ton sac à dos, en tout cas encore de jolis paysages et superbement cadrés… je suppose que tu dois avoir chaud et encore plus depuis cette étape car tu as dû tracer…et être bien loin maintenant ! Bon courage pour la suite, c’est toujours un plaisir de te lire !

  2. allez allez on accélère la publication des articles pour rattraper son retard, par contre essaie de ralentir la marche pour me laisser le temps de rectifier la trace GPS !

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