[GTA2020] Jour 23 : Roure – Lac Gras

L’Église de Roure, avec en arrière plan la Vallée de la Tinée

Date : dimanche 09 août 2020

Après une bonne nuit de sommeil perturbée uniquement à 1h du matin par le rire de corbeau d’une jeune femme passablement éméchée, qui a réveillé l’ensemble du campement, nous repartons vers 7h en direction du centre du petit village de Roure, à la recherche des viennoiseries promises la veille.

Le village de Roure est superbe, construit à flanc de montagne et composé de petites ruelles pavées. Les maisons y poussent de façon quelque peu désordonnée, ce qui nous amène à errer jusqu’à tomber un peu par hasard sur le four communal et son boulanger, en plein travail.

Je lui achète 1 baguette et 2 vrais pains au chocolat, c’est à dire avec une texture de pain. Délicieux.

Nous descendons jusqu’à Saint-Sauveur-sur-Tinée, où nous faisons une pause café vers 9h dans le seul bar du village, pour finir le petit-déjeuner avant d’attaquer la montée.

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Rimplas, un nouveau magnifique petit village d’une centaine d’habitants, que nous prenons le temps de visiter.

Rimplas
Rimplas toujours
Rimplas, Francis, Maxime, Lysa et Raphaël

Nous repartons de Rimplas et croisons sur le chemin d’autres randonneurs, Aude, Hugo et Stéphane, avec qui nous partageons la route.

Nous faisons une pause au Vival de La Bolline (Valdeblore), puis à la boulangerie juste à côté, pour un bon ravitaillement (en tout cas de mon côté) : une tablette de chocolat noisettes-raisins, du fromage Peccorino aux piments, un jus d’orange, des bonbons chocolat-caramel, des amandes grillées, du pain, une part de pizza, un pain au chocolat (encore).

La troupe poursuit ensuite le chemin en direction de Saint Dalmas Valdeblore, où nous espérons trouver un restaurant ouvert pour la pause du midi, en guise de dernier repas avec Lysa et Raph. Ces derniers vont en effet terminer la GTA à Nice en continuant sur le GR5 (que voulez-vous, personne n’est parfait).
Saint-Dalmas est donc le lieu de séparation, puisque c’est là que débute le GR52, que j’ai décidé d’emprunter, qui prolonge un peu la GTA et permet d’arriver à Menton en passant par la Vallée des Merveilles.

La petite troupe des 8 randonneurs

La recherche du restaurant fût un échec. Alors qu’un premier nous annonce une attente de plus d’une heure, nous poursuivons nos recherches dans la ville, puis retournons au premier restaurant, qui nous annonce que ce n’est désormais plus possible au vu de l’attente et de la taille de notre groupe.

Nous retournons donc sur nos pas vers une boulangerie que nous avions repérée en dernier recours. Nous dévalisons littéralement leurs stocks. (8 randonneurs affamés par leur périple, pour rappel)
Je parviens à obtenir la dernière part de tarte aux myrtilles, sans aucune pitié pour mes camarades.

Quelques calories supplémentaires

Après avoir ingurgité ce repas, nous décidons d’aller faire un tour au glacier (celui qui vend des glaces, à ne pas confondre avec le truc qui n’existera plus d’ici quelques années).

Après une glace chocolat liégeois chantilly en plus dans l’estomac (Merci Lysa et Raph !), nous faisons nos adieux (ou plutôt, au revoir), et repartons quelque peu difficilement sous la forte chaleur et la forte montée, aux environs de 16h.

Alors que nos amis Suisses s’en vont vers le Sud, nous attaquons plein Nord dans le Vallon de Bramafan, pour prolonger le plaisir (ou la souffrance). Progressivement le ciel devient de plus en plus menaçant.
Aude, Hugo et Stéphane nous ont distancé depuis bien longtemps, puis assez rapidement c’est moi qui suis distancé par Francis et Max.

Vue en direction du Sud, depuis le Col de Veillos

Je poursuis mon chemin bien fatigué, et avec un stock d’eau rapidement dilapidé.
J’arrive au Lac Long, où je remplis ma poche dans l’eau stagnante et vaseuse, en essayant d’éviter les insectes aquatiques, quelque peu dubitatif.
Mon expérience me rappelle toutefois que de l’eau boueuse est toujours meilleure que l’absence d’eau. (et puis, j’ai un filtre)
J’hésite à poser mon campement près du lac, ne sachant pas combien de temps a encore marché le reste du groupe, et au vu du ciel de plus en plus couvert.

L’appétissant Lac Long
Le Lac Long, toujours, avec le Sud en arrière plan

Je décide tout de même de continuer, et après une dernière montée j’arrive vers 18h au Lac Gras (ou Gros, selon les différentes cartes…), où je retrouve le groupe, en train d’installer son campement.

Le Lac Gras

J’installe également le tarp, redoutant la pluie. Je pars me laver au lac, la pluie décidant évidemment de tomber à ce moment-là, alors que les affaires sèches sont posées sur un rocher. Retour au tarp, la pluie s’arrête peu de temps après, puis reprend, et ainsi de suite. Le reste de la nuit sera plutôt calme.

Vue en direction du Sud, à 20h
Même vue, à 21h

Bilan de la journée : 26km
Cumulé : environ 618km