Date : dimanche 8 août
Exceptionnel ! Il fait beau au réveil aujourd’hui.
Ce n’est pas pour autant que je me dépêche de me lever. La journée d’hier a été efficace (et fatigante), je m’accorde le droit de me préparer tranquillement.

Vers 8h30, je récupère à l’accueil du camping ma commande de la veille : 2 baguettes traditions, une chocolatine (jusqu’à quand est-ce que ça va durer?) et un croissant, pour compléter mon petit-dej de muesli chocolat.
Je replie le tarp (trempé par la rosée), je remplis la bouteille d’eau, et je pars vers… 10h.
Les nombreuses tentes encore installées sur l’espace randonneurs me rassurent : je ne suis pas le seul à traîner le matin.

Le soleil est présent, mais la chaleur est supportable. Je monte en direction du Col de Pau, au sein du Parc National des Pyrénées.
J’arrive au col à 13h et retrouve la frontière Espagnole et le vent qui l’accompagne.
J’en profite pour manger quelques myrtilles, pour compenser le peu de fruits des derniers jours.

Peu après, je croise de nouveau le couple germano-canadien : Tobi et Natacha.
Nous discutons quelques minutes pendant leur pause : ils sont également restés au camping la nuit dernière. Ils me demandent combien de temps j’ai pour faire la HRP : 35 jours grand maximum. Exactement pareil pour eux : ils sont partis le 1er août, et reprennent le travail le 6 septembre. Ils ont l’air confiants, et ils ont pourtant plus de trajet que moi pour rentrer (à Munich). Bon, cela me rassure, je pourrai peut-être finir cette traversée. J’aurai déjà une meilleure vision de la chose lorsque je serai arrivé au milieu ou aux trois quarts du parcours.

Je poursuis mon chemin, en allant assez vite, pressé d’arriver au refuge d’Arlet pour manger quelque chose de bon. Je fais tout de même pas mal de courtes pauses photo.

J’arrive au lac d’Arlet, à côté du refuge, vers 15h30. L’endroit est superbe, et peuplé de nombreux moutons.

Au refuge, je commande une omelette au fromage, qui arrive avec de la salade, et du pain : une fois de plus il ne restera rien après mon passage. Le repas est sublime.

Je demande ensuite « un grand café » comme habituellement. Il est toujours intéressant de voir les différentes tailles de grands cafés. En l’occurrence, au refuge d’Arlet, le grand café est un bol bien rempli. Assez d’énergie pour arriver jusqu’à Banyuls !

Je repars ensuite le ventre plein, vers 16h30. Je croise plusieurs groupes de personnes qui me demandent si le refuge est encore loin. Une femme me demande jusqu’où je vais, puis me dit « bravo » une fois l’explication donnée. Bon, il reste tout de même un bon morceau du parcours avant de pouvoir se féliciter !

Je retrouve de nouveau Tobi et Natacha, nous restons ensemble pour le reste du trajet. J’en profite donc pour perfectionner de nouveau mon niveau d’anglais. Nous discutons du matériel de rando, de nourriture, de nos travails respectifs…
Ils ont exactement le même régime alimentaire que moi : semoule ou purée froide (ils n’ont pas de réchaud non plus), saucisson, fromage, pain, chocolat, et muesli le matin.

Nous arrivons au campement vers 19h, après environ 27km. Nous nous installons tout près du ruisseau d’Espélunguère. Je pensais au départ continuer pour repasser côté Espagnol et bivouaquer près du Ibon de Estanés (Ibon = lac glacé), mais cela rajouterait 400m de dénivelé, donc probablement un peu trop ambitieux pour ce soir.

Au campement, Natacha en profite pour examiner un peu mon sac. Comme elle a le même modèle mais plus ancien, il y a quelques petites différences.
Elle a fait le PCT aux États-Unis en 2019 avec ce sac, et il est encore en bon état (le PCT fait plus de 4200km).
C’est d’ailleurs sur le PCT que Tobi et elle se sont rencontrés, et depuis ils vivent à Munich.
Je suis en tout cas extrêmement content de ce sac pour l’instant, surtout comparé à mon ancien Quechua de 1.7kg à vide.
Les nombreuses poches sont extrêmement utiles et pratiques, que ce soit les deux grandes poches de la ceinture, ou bien la poche bretelle, où j’arrive à mettre mon argent, mon téléphone de secours, la batterie externe et la balise GPS.
Le fait d’avoir des poches « extérieures » ouvertes, sur les 2 côtés du sac, est également génial : je peux récupérer ma bouteille d’eau sans devoir enlever mon sac (voire même en marchant), et la remettre en place facilement.

Le repas avec la vue 😍
Florent m’a volé mon commentaire, je voulais te parler de la vue superbe au moment du repas… je sais que ça se mérite, et là en plus toutes les photos sont sublimes, les montagnes avec les couronnes de nuages , les paysages… je suis toujours jaloux et je pense que ça va continuer.
Bravo encore pour cette étape…!
Photos magnifiques , récit captivant tu me fais vivre des supers moments, merci et bravo 👍👍👍👍👍👍
Salut Nico tout à l’air de bien se passer tant mieux !je suis persuadée que tu arriveras au bout du chemin dans le temps imparti !!! Tes récits sont ma dernière lecture du soir j’y ai pris goût alors je compte sur toi