Date : samedi 20 juillet 2024
La nuit a été bien reposante, sur le sol parfaitement plat et à l’abri du vent.
C’est autre chose de s’habiller pour partir, en enfilant les vêtements froids…

Après le petit-déj, je pars vers 8h, et croise rapidement quelques marmottes.
Je fais la montée vers la Fenêtre d’Arpette dans l’ombre, le soleil commençant à éclairer progressivement le glacier du Trient à ma droite.
1h30 plus tard, j’atteins la Fenêtre d’Arpette, d’où je descends dans le soleil, en croisant pas mal de monde. Le chemin est celui d’une variante du Tour du Mont Blanc, il y a donc nombre d’allemands, italiens, anglais…

Vers 11h30, la descente est terminée, il faut remonter direction la vallée d’Orny.

Je fais une pause repas à 12h30, à l’ombre d’un sapin dans un pierrier. Le soleil est écrasant, je préfère reprendre des forces avant de poursuivre la montée. Pendant ce temps-là, je fais sécher les vêtements.

Après un gros repas, je repars une heure plus tard. J’arrive avant 14h au Col de la Breya, j’ai le droit à du plat avant de reprendre la montée avant d’arriver au Refuge d’Orny.

Après n’avoir croisé personne pendant un long moment, de ce côté-ci il y a foule.
Le paysage de haute montagne est magnifique, avec la neige encore très présente, et le Glacier d’Orny un peu plus haut.



J’arrive à 15h30 au refuge, où je fais une pause chargement du téléphone + bière + café, profitant des tarifs Suisses…
Je repars une heure après pour une interminable descente de quelques 1200m de dénivelé.
Pour compenser, je croise mes premières myrtilles, et en cueille quelques dizaines pour me donner de la force.
Vers 18h, j’ai fait le plus gros de la descente, au niveau de la prise d’eau de Saleina.

J’ai le droit à une bonne partie de route pour la suite, mais celle-ci est plutôt agréable : le paysage est joli, il n y a pas de voitures, c’est ombragé et la route est entourée de jolis sapins et de marguerites.
Je me dépêche pour essayer de ne pas arriver trop tard au Camping du Glacier, à la Fouly. La course au camping commence à devenir une tradition…
Cette fois j’ai du réseau, j’appelle donc afin de demander s’il reste de la place et s’il est possible d’arriver vers 20h30. Il y a de la place et ils ferment à 21h : pas de souci.
Le chemin est facile (il s’agit d’une portion du TMB, aucune chance de se perdre, il n y a même pas à réfléchir, simplement avancer !)

J’arrive finalement vers 20h, le camping est très grand, je m’y perds un peu avant de trouver la réception. Je vais ensuite planter le tarp au milieu des dizaines et des dizaines de tentes de randonneurs qui parcourent le TMB : les français semblent en minorité ici.
Ensuite c’est l’heure de la douche tant attendue, et du repas. Je profite un peu du Wi-Fi disponible pour éviter la surtaxe des données mobiles…
De l’orage est prévu en fin de soirée, avec de la pluie dans la nuit, et cela risque de persister une bonne partie de la journée demain. Je plante donc solidement le tarp.

On sent que l’année a été humide, j’ai l’impression que les Alpes sont bien vertes par rapport à d’autres années !
Toujours de superbes vues de haute montagne, cette fameuse fenêtre d’Arpette que j’avais gravit 42ans plus tôt mais dans l’autre sens, surement le côté le plus difficile…je rigole Nicolas !
Merci encore pour ce très beau récit .