[HRP2021] Jour 23 : Lac de Romedo de Dalt – Gîte de Mounicou

Date : lundi 23 août

Cette fois, le cowboy camping n’était pas une bonne idée : il y a eu énormément d’humidité et de rosée toute la nuit, tout est trempé.

J’étends donc toutes les affaires sur les rochers autour de moi, pour les faire sécher au soleil, puis je pars vers 9h30, direction la France, alors que le brouillard s’approche du lac.

Je croise trois français qui descendent du Port de l’Artigue, je leur demande confirmation de mes craintes :
« c’est le brouillard en Ariège ? »
« oui beaucoup de bruine… Mais ça va peut-être se dégager »
J’en doute…
Au moins ils auront beau temps en Espagne, eux !

Je fais une nouvelle pause « séchage équipement » et repas, 50m avant le Port d’Artigue, vers 11h30, pour profiter des derniers rayons de soleil… Avant de plonger dans le brouillard.

Je repars vers 13h, 5 minutes après je suis au col… Adieu soleil !

En descendant je croise Jean-Michel, un jeune de mon âge qui fait un tour de 6 jours dans le coin (le circuit de la Porta Del Cel). Bien évidemment, je lui conseille le refuge de Certascan, ce qui lui fait très plaisir car il avait justement prévu d’y passer.
Il est en autonomie et en bivouac également, mais son sac pèse 18kg, il remarque donc la légèreté de mon sac et me pose quelques questions sur mon équipement…
Et il complimente ma casquette 😁

Finalement, je m’attendais à pire niveau météo : le ciel reste couvert, mais le brouillard reste en hauteur. S’en suit une longue descente jusqu’au gîte de Mounicou, où j’arrive à 17h30… Et où je retrouve Nicolas, qui repose sa cheville toujours douloureuse.

La patronne du gîte-café me donne mes courses puis m’amène dans la partie gîte, un peu plus loin.
Elle m’informe qu’il y a juste une jeune fille qui passe la nuit ici, et un homme qui est là plusieurs jours. Elle me conseille de dormir en haut (il y a deux étages), car l’homme est en bas et ronfle apparemment très fort.
Je reste donc en haut, il y a 12 lits, nous sommes 2, il y a donc l’embarras du choix.

Je prends une bonne douche chaude, puis je retrouve Mathilde, qui dort au gîte également et fait une partie du GR10, et Nicolas (qui lui va bivouaquer à côté), au café.

Je prends une bière, puis nous partageons le repas.
Mathilde raconte que durant un orage la tente de quelqu’un avait cassé.
Je dis que j’ai entendu ça plusieurs fois cet été, et qu’à chaque fois j’aimerais savoir de quelles marques/modèles de tente il s’agit. Et en fait, elle sait : il s’agissait d’une MSR Hubba Hubba NX.
Inquiétant vu le prix d’environ 400€ (et la réputation) des MSR, même s’il s’agit de tentes légères avant tout.
En fait un arceau a cassé, puis a transpercé la toile.
Je me dis qu’au final avec mon tarp j’ai peut-être moins de risques que cela arrive : je n’ai pas d’arceaux, il se monte avec les bâtons, il est peu probable que ceux-ci cassent. Par contre la toile pourrait plus probablement se déchirer, ou bien s’envoler…

Nous discutons du GR10, de la HRP, pendant un gros repas. Pour ma part : purée épicée, saucisson, fromage, pain. Je refile un peu de pain à Mathilde pour accompagner sa soupe, j’en ai beaucoup et ça me fera ça en moins à porter.

Le flux d’informations HRP se poursuit également : il s’agit des nouvelles des différentes personnes rencontrées sur le trajet, soit par le biais des réseaux sociaux, ou bien transmises de personnes en personnes.
J’apprends donc que Tom a apparemment mal au genou et est à Salardu, il attend un peu de voir s’il peut reprendre la marche, ou pas.
Tobi et Natacha ont eux arrêté la HRP, pour cause de problème de genou également…
Ces informations proviennent d’Ahmed, qui est arrivé à Salardu !

De retour au gîte, je fais le bilan des courses : c’est pas trop mal, j’ai plutôt trop que pas assez. Elle n’a pas trouvé de muesli donc j’ai droit à des Chocapic. Ce sera moins consistant mais c’est beaucoup mieux que rien.
Pour le pain, j’avais demandé 500gr environ, il me semble y avoir plutôt 1kg… Bon, mieux vaut trop que pas assez !
Pas de semoule épicée, donc elle m’a acheté de la semoule normale… Et un pot de paprika, un pot de curcuma. (bio s’il vous plaît)
Pas très ultralight mais j’apprécie l’attention !
Les 2 pots d’épices vidés chacun dans des sachets ziplocks, et j’aurai droit à des purées et semoules de qualité.

Je profite de la cuisine du gîte pour laver mon superbe short jaune fluo (qui commençait à tendre vers le noir fluo), au Paic citron. Et voilà un short comme neuf, qui séchera sans problème dans la nuit, vu la chaleur à l’intérieur du gîte.

Bilan de la journée : 18km

3 commentaires

  1. Je vois que c’est toujours sympa les ambiances rando, et les gens du gîte aussi c’est bien ce système de courses .
    C’est vrai que le Tarp doit être un avantage en cas de vent tu peux t’enrouler dedans au plus fort du coup de vent, il y a moins de risques de déchirures … Tu avances bien…!

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