[HRP2021] Jour 24 : Gîte de Mounicou – El Serrat

Date : mardi 24 août

La nuit a été top, sur un matelas confortable, au chaud et au calme (malgré les ronflements de l’espagnol dormant plus bas)
La veille, j’avais réservé le petit-déjeuner au café-gîte : quelle bonne surprise, il est sublime, j’ai droit à un chocolat chaud, du jus d’orange, de la confiture de figues et d’abricots maison, du pain, un énorme croissant, du miel et un kiwi ! Je retrouve Nicolas également, qui termine son petit-dej.

Mathilde nous dit au revoir et part sur le GR10, Nicolas part peu après également.
Je paye puis je bois mon café.
Je remarque que la patronne a oublié de me compter la bière d’hier soir, je lui fais donc remarquer : « si vous avez la monnaie c’est 3€50 sinon tant pis ».
J’ai pile le compte, c’est parfait.
Pour terminer mon petit-dej, une banane avant de partir, vers 9h30. L’estomac est aussi rempli que le sac à dos… Je me dis que je vais souffrir.

Et en fait, la montée se fait dans le frais et brumeux climat Ariégeois : elle se passe donc bien, même avec le poids du sac.

L’étape topo du jour est de 1700m de dénivelé positif, mais je me donne pour objectif de la dépasser pour retourner en Andorre, où le climat sera probablement un peu meilleur.

Vers 14h je fais une pause grignotage au bord d’un lac (enfin, je suppose, avec le brouillard) : une poignée de Chocapic et une barre céréales muesli.
Le soleil perce, la brume se dégage pendant quelques minutes… Je profite.

Puis je repars dans la montée, et je me retrouve parfaitement dans les nuages.

Puis au dessus des nuages…

Vers 15h j’arrive au deuxième col. L’estomac commence un peu à grogner.
Je récupère dans la poche bretelle de mon sac un sachet de sucre en poudre entamé, que je termine : je tiendrai bien jusqu’au refuge.

Une demi heure après j’arrive effectivement au refuge de l’Etang-Fourcat, complètement dans le brouillard.
Je prends mon repas un peu à l’écart, mais un nouvel ami vient à ma rencontre.
Je comprends assez vite qu’il est ici davantage pour la nourriture que pour ma présence, aussi je lui jette un petit morceau de pain… Qui ne l’intéresse pas. Monsieur est difficile. Je lui jette un petit morceau de fromage… Visiblement ça lui plaît mieux, mais il n y en aura pas d’autres, il faut que je garde des réserves.

Je me dirige ensuite vers le refuge pour un éventuel dessert. J’opte pour la crêpe citron et un café.
Je vais déguster tout ça sur la terrasse, puis je discute avec un couple : le mari a fait la HRP il y a très longtemps, il n y avait pas de GPS à cette époque, mais il raconte que Georges Véron (à l’origine de la HRP) avait peint des triangles jaunes sur les rochers, triangles aujourd’hui disparus.
Je repars vers 17h, c’est le retour dans un brouillard beaucoup plus épais, il fait donc plutôt froid : je garde la veste imper-respi / coupe-vent.

J’arrive vers 18h30 au Port de l’Albeille, dernier col marquant l’arrivée en Andorre, et la redescente.
Et… Le vent est violent, le brouillard est toujours là ! L’Andorre m’aurait trahi ?
Finalement en descendant, le brouillard se lève, le soleil apparaît, l’ambiance est superbe : la brume est suspendue en haut des montagnes, avec un petit air de chutes du Niagara.

Pas de Nicolas en vue autour des lacs (il avait pour objectif de bivouaquer par ici), tant mieux, j’ai encore toute mon énergie, je poursuis donc mon chemin.
Je me promène, je trottine en descente, je gambade, malgré le sac qui doit peser dans les 14-16kg après le ravitaillement de la veille.
Mais je suis en très grande forme aujourd’hui, et très content de cette journée malgré le brouillard : le poids du sac a été étrangement très supportable même dans les montées, les jambes ont fonctionné jusqu’au bout… Et il n y a plus de brouillard en Andorre. J’ai l’impression que je pourrais aller jusqu’à l’Hospitalet dans la nuit !
Bref, je suis de très bonne humeur en cette fin de journée.

Après un terrain facile (longue piste de terre), j’arrive au dessus du village de El Serrat, puis je poursuis dans le but de trouver un endroit où bivouaquer.
Ce sera donc dans la forêt, je m’arrête vers 21h : la nuit commence à tomber.
Pas de place pour planter le tarp (non pas que j’en ai très envie), je suis protégé un peu par les arbres : ce sera cowboy camping ce soir.

Bilan de la journée : 26km

2 commentaires

  1. Encore une belle étape avec pas mal de dénivelés et toujours de superbes vues au dessus des nuages … mais toujours pas trop de faune sauvage…
    Bon courage pour la suite Nicolas !

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