Date : vendredi 19 juillet 2024
Je suis réveillé par le lever de soleil, c’est-à-dire relativement tôt. Il fait toujours aussi froid, avec toujours ce même vent glacial que la veille. Je n’ai pas tellement envie de sortir de mon duvet…


Un groupe d’une quinzaine de jeunes vient d’arriver, c’est le signe qu’il faut que je me bouge avant que la foule s’amasse sur le sommet.

Pas de petit-déjeuner, si tout se passe bien je serai au refuge de la Pierre à Bérard d’ici peu, et il n y a que de la descente pour y arriver.
Je garde mes vêtements chauds pour l’instant, et je décolle vers 7h.
Je repasse en tenue d’été à la mi-descente, une fois que le soleil commence à bien faire son travail.

Il y a pas mal de neige dans la descente, ce n’est pas très dangereux, mais je chausse tout de même les crampons pour les rentabiliser.

Je fais une petite déviation pour admirer la vue depuis le Col de Salenton, puis j’arrive peu avant 9h30 au refuge.
Un peu tard pour un petit-déjeuner, je prends une part de tarte aux myrtilles et un café.

Je transmets également les gros bisous de la part du Refuge du Grenairon, le gardien me remercie et me dit qu’il vient d’envoyer quelqu’un au Grenairon avec le même message. Je me demande donc combien de « gros bisous » sont échangés ainsi chaque jour. C’est beau cette entente entre refuges !
Je repars 30 minutes plus tard, toujours en descente, direction Vallorcine pour le ravitaillement.
Je fais une petite « pause culture » pour visiter une grotte qui est sur mon chemin, la « Grotte à Farinet ». Farinet était un (très bon) faussaire, il fabriquait de fausses pièces de monnaie dans les années 1860-1880. Recherché par la police, il se réfugie dans cette grotte pendant quelques temps.
Je ressors dans la chaleur, et plus bas le chemin laisse place à la route, en plein soleil, ce n’est pas la portion la plus agréable…
J’arrive enfin à Vallorcine et au salon de thé, qui fait également mini épicerie / boulangerie. Je reprends du saucisson, du pain et un donut chocolat. La gérante, très sympa, me dit qu’elle me fait un donut acheté, un offert, car c’est l’heure de la fermeture. J’hésite donc à prendre 10 donuts, pour en avoir 20, mais je reste raisonnable.
Je vais ensuite en quête d’un restaurant, il n y a pas énormément de choix à proximité, et je ne veux pas écarter du trajet.
Je m’arrête au Café du Comptoir vers 12h30, où je demande s’il est proposé un plat léger, n’ayant pas envie de partir sur un burger par cette chaleur…
Je pars sur une salade tomates / burrata, puis en dessert un Parfait mascarpone pêche. Pendant ce temps-là, je mets le téléphone à charger.

2h plus tard, je repars, et je me dépêche pour essayer de finir la montée avant l’arrivée de la pluie.
Malgré quelques gouttes sur le trajet, mon calcul était plutôt bon, la pluie s’accentuant pile à mon arrivée à 16h30 au Refuge du Col de Balme, soit à la fin de la montée.

Je me protège au bord d’un mur du refuge et j’attends un peu de voir si la météo se stabilise.
Peu de temps après, c’est plus calme, je repars vers la Vallée du Trient.

Après une bonne descente, je traverse le torrent du Trient, puis j’hésite, incertain de la météo et au vu de l’heure tardive, puis je poursuis dans la montée dans l’idée de bivouaquer à Vésevey, où se trouvent quelques ruines, avant la Fenêtre d’Arpette (col à 2665m d’altitude)

Dans la montée, je croise un jeune anglais qui descend, il me demande où je vais bivouaquer. Il me dit qu’ils sont un groupe de 4 et que je vais croiser ses amis.
Effectivement, peu de temps après, je croise une jeune fille qui me pose à peu près la même question. Nous discutons de nouveau quelques minutes puis je poursuis, jusqu’à croiser les 2 derniers membres du groupe. Je dis « hello » pensant qu’ils sont tous anglais, mais j’apprends grâce à Diego, Strasbourgeois, que la fille que j’ai croisé et avec qui j’ai discuté précédemment, en anglais… est en fait française également. Ils font le Tour du Mont Blanc, et c’est la première fois que Diego fait de la rando en itinérance sur plusieurs jours.
J’arrive finalement aux fameuses ruines attendues vers 20h30, il y a en fait une cabane fermée à clé, mais la terrasse en bois sera parfaite pour dormir à la belle étoile, avec une belle vue panoramique sur le glacier du Trient, du moins ce qu’il en reste.

Je profite donc des couleurs du glacier avec le coucher de soleil, alors que des bouquetins se promènent tout près.
Après une toilette rapide dans une bassine, dans le froid qui commence à s’installer, je fais un gros repas qui se termine par deux donuts chocolat, ou plutôt un seul gros donut, puisqu’il y a eu un léger écrasement dans mon sac.
Je ne tarde pas à me coucher, bien fatigué par cette grosse journée.

