[HRP2021] Jour 14 : Héas – Parzán

Date : samedi 14 août

Je prend le petit-dej à l’auberge, rattachée au camping de Héas : un chocolat chaud, un café, un croissant, du muesli fruits rouges et du pain au seigle-carrés de chocolat. Je quitte le camping vers 8h40, Tom lui est déjà parti depuis peu.

Je débute la montée, au frais, puis retrouve Tom près d’un torrent. Nous poursuivons le trajet plus ou moins ensemble, chacun à notre rythme.

Nous arrivons à la Hourquette de Héas (Col) avant 12h, avec une vue sur le petit lac de Badet.

Nous poursuivons ensuite en direction des Lacs de Barroude, que nous atteignons vers 14h.

Après un remplissage de gourdes, nous passons au repas. Comme il me reste beaucoup de pain et que le ravitaillement à Parzán approche, j’en donne un morceau à Tom. Je lui pose quelques questions au sujet du PCT, qu’il a parcouru, mais qu’il a arrêté au bout de plus de 3000km : par lassitude, et envie de retrouver sa maison, sa famille.

Tom repart peu après, tandis que je reste encore un peu, et en profite pour tremper les jambes dans le lac. Je me remets en route vers 15h30.

Après le passage du Port de Barroude, c’est le retour côté espagnol, en descente. Je passe au Refugio de Barrosa (abri) à 17h, et poursuis à travers plaines herbeuses et pins, jusqu’à atteindre la route.

C’est donc parti pour 5km de route jusqu’à Parzán. Au moins, il n y a pas à réfléchir, pas de risque de se tromper. J’arrive enfin vers 19h à Parzán : c’est l’heure du ravitaillement, avant que les magasins ne ferment.

Pour qui aime le chocolat, c’est le paradis : on retrouve une multitude de tablettes de chocolat à toutes les saveurs possibles : amandes caramel, noisettes caramel, à toutes les sortes de noix possibles, avec des gaufrettes, etc etc
Pour ceux qui aiment particulièrement l’huile de palme, on trouve également des pots de 3kg de Nutella à 20€.
Il y a en fait beaucoup de produits vendus en grosses quantités, des épices notamment, des gâteaux, et de l’alcool bien sûr.
J’hésite à acheter un pot de 500gr de semoule, mais elle n’est pas épicée et je doute de sa « cuisson » rapide à froid. Je n’en prends donc pas, mais rachète du saucisson et du fromage.
Je récupère aussi au passage 360gr de gâteau au citron (bien moelleux et gras), que je mange dans la foulée.

Après avoir déambulé dans le petit village de Parzán, et siroté une petite bière, je reviens sur mes pas, puis constate qu’il y a une autre petite épicerie à côté d’une station essence. Elle ferme dans 10 minutes : je me dépêche.

Toujours pas de semoule épicée, mais j’opte pour 3 paquets de purée, du pain, et 50cl de Danone « sabor fresa » (un Yop à la fraise quoi) : quand je passe dans une ville, j’ai envie de tout manger et tout boire.

Je reprends le chemin ensuite, vers 20h30. Il faut revenir en arrière, je refais donc 1.5km de la route précédemment empruntée, tout en buvant mon laitage à la fraise.

Ensuite on arrive sur une piste, en montée. Selon le topo, il devrait y avoir un super coin bivouac dans peu de temps. Ça tombe bien, il est près de 21h et il fait encore chaud. Par moment, il y a même du vent, chaud lui aussi.

J’arrive enfin au coin bivouac, et effectivement : il est parfait. Il y a un torrent à côté, ce qui me permet de récupérer de l’eau, dont je commençais à manquer.

J’opte pour une nuit en cowboy camping, et il est peut-être inutile de le préciser, mais ce soir je n’ai pas faim (et cette fois, c’est justifié par le gâteau au citron)

Le ciel clignote d’éclairs au loin (enfin j’espère).
Par sécurité je sors tout de même le tarp à côté de moi, je m’en servirai de couverture si besoin.

Je reste allongé un moment à admirer le spectacle au loin, ciel étoilé et clignotant…
Jusqu’à ce que je commence à avoir le son en plus de l’image. Puis quelques gouttes tombent. Bon, il est possible que l’orage approche.
Je change d’avis, finalement je monte le tarp. En quelques minutes c’est fait, la pluie s’est arrêtée, mais l’orage s’approche bel et bien.
Je poursuis donc là où je m’étais arrêté : regarder le ciel.
Finalement, pas besoin d’aller voir un feu d’artifice : il suffit d’aller en montagne pour voir ce dont la nature est capable.

Je me dis tout de même au bout d’un moment qu’il faudrait peut-être que je dorme tant que c’est possible.
J’ai toujours adoré l’orage, mais surtout dans le confort d’un lit dans une maison, ou à la rigueur d’un bon duvet dans une vraie tente, en basse montagne.
Un orage en haute montagne sous un tarp à moitié ouvert, c’est un peu moins fun, un peu plus stressant.
Tiens, d’ailleurs le vent se lève.
Pour quiconque n’a jamais vécu un orage en pleine montagne, ça commence souvent par le vent, violent, qui arrive d’un coup. Souvent on l’entend d’ailleurs arriver avant de le sentir.
Ensuite vient la pluie, puis l’orage en lui-même, au plus fort.

Je me terre dans mon duvet, en espérant que cet orage sera moins violent qu’aux Oulettes de Gaube…

Bilan de la journée : 35km

4 commentaires

  1. Encore une belle étape et de superbes images … avant d’arriver à la route… toujours pas trop d’animaux par rapport aux Alpes… Je confirme que l’orage en haute montagne doit être impressionnant tout comme en mer d’ailleurs . Bon courage pour la suite !

  2. Bel épisode encore une fois, et très belle photo du soleil qui transperce les nuages ! Je crois que c’est au lac de Badet qu’on avait vu des hermines quand on était petit ! Bon courage pour la suite, bientôt la fin !

  3. Salut Nico !tu nous laisses dans le suspens là ! On espère te retrouver sinon sec du moins vivant ! Ta photo de la route donne l’impression d’une ligne droite de 100km à travers le Montana !

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